OPUS OPES OPUM
 
         
     

Le gui

P
lante sacrée des druides. Le sixième jour de l'année celtique, les druides allaient couper le gui en s'exclamant : "O Ghel an Heu", une expression qui signifie littéralement "Que le blé germe !".
Cette expression, symbole de renaissance du soleil après le solstice d'hiver, a donné par déformation l’expression "Au gui l'an neuf !".
Selon la légende, un homme devait embrasser toute jeune fille qui, sans s'en rendre compte, se trouvait par hasard sous une branche de gui suspendue au plafond.

Cette tradition païenne s’est perpétuée, même si l’Eglise tenta de substituer au gui le houx dont les épines rappellent la couronne du Christ et les boules rouges, son sang.
Quand l'Eglise installa Noël à la place de la fête païenne du Sol Invictis au IVe siècle, le gui fut évincé pour cause de lien avec ce rite païen. Et c'est le houx qui fut imposé à la place. Mais la tradition populaire n’en fut pas stoppée pour autant, on s'embrasse toujours sous le gui porte-bonheur à la nouvelle année…

Le nouvel an est une fête d'origine païenne qui vit le jour vers 46 avant notre ère sous l'impulsion de Jules César qui décida que le 1er Janvier serait le Jour de l'An. Les romains dédiaient ce jour à Janus, le Dieu païen des portes et des commencements. Le mois de Janvier doit son nom à Janus qui avait deux faces : une vers l'avant et l'autre vers l'arrière.

Dans la Rome antique on s'échangeait des pièces et des médailles à l'occasion du changement d'année. Cette tradition perdure dans les étrennes qui sont remises aux enfants le jour de la nouvelle année. Une dizaine de jours après les saturnales, les romains organisaient des échanges de voeux à l'occasion de copieux repas qui s'accompagnaient d'offrandes de rameaux verts et de confiserie.

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à suivre...